Le système d’écriture des idéogrammes étonne toujours, ne serait-ce Calligraphie japonaiseque par le nombre des caractères qu’il faudrait connaître pour le maîtriser parfaitement. Que dire alors de l’art de la calligraphie, où il s’agit simplement d’écrire pour écrire ?

La calligraphie donne une forme sensible au sens véhiculé par les signes, que ceux-ci soient des idéogrammes chinois ou les signes phonétiques des syllabaires japonais. C’est ainsi que les œuvres de littérature classique japonaise ont longtemps été transmises. En cela, la calligraphie est un art, nécessitant pour chaque signe la connaissance de différents styles d’écriture, allant du régulier au cursif.

Mais le calligraphe n’est pas nécessairement un auteur, ni l’auteur un calligraphe, et il arrive parfois que le nom du calligraphe importe autant que le nom de l’auteur du texte ainsi calligraphié. Car la forme calligraphiée mérite d’être appréciée au même titre que le fond, en supposant que le fond réside dans le sens. Pour le calligraphe, le sens des signes n’est qu’un motif sans vie, motif qui se prête à des variations, certes graphiques, mais où se donne à lire un surcroît de sens. En cela, la calligraphie est plus qu’un art, c’est une voie, shodô (書道) signifiant « la voie de la calligraphie ».

Claire 精華